Le repérage commence avec vous.
Les pharmaciens communautaires, les médecins de famille, les infirmières praticiennes et leurs équipes voient les aînés bien plus souvent que n’importe quel service de cardiologie. Notre programme de formation vous propose une approche pratique, fondée sur les lignes directrices, pour reconnaître la maladie valvulaire et la dyslipidémie — et un choix clair d’endroits où orienter les personnes que vous repérez.
Séances de formation
Phase 1 (automne 2026) : séances structurées de 60 à 90 minutes pour les équipes de pharmacies communautaires — pharmaciens, assistants techniques et gestionnaires — de la région frontalière Ontario–Québec, et séances pour des groupes de médecins de famille et d’infirmières praticiennes de Prescott-Russell sur la détection et la prise en charge de la dyslipidémie. Le contenu est présenté par un spécialiste cardiovasculaire avec un modérateur indépendant. Les séances sont non promotionnelles; aucun produit n’est nommé ni abordé.
Les dates de l’automne 2026 seront affichées ici dès qu’elles seront confirmées. D’ici là, manifestez votre intérêt au moyen du formulaire ci-dessous.
Au terme d’une séance, les participants peuvent
- Décrire l’épidémiologie et l’histoire naturelle de la maladie valvulaire — en particulier la sténose aortique — et son fardeau chez les aînés.
- Reconnaître la présentation clinique et les signaux d’alarme, y compris les caractéristiques d’un souffle et les symptômes à surveiller.
- Expliquer les principes de la prise en charge proactive et pourquoi la détection précoce améliore les résultats.
- Repérer les patients à risque, avec ou sans fournisseur de soins de première ligne, et orienter chacun vers la porte appropriée pour une évaluation.
- Appliquer avec confiance des techniques pratiques de conversation avec le patient et de repérage.
Ce que disent les lignes directrices
- ACC/AHA/Multisociétés 2026 (dyslipidémie) — mesurer la Lp(a) au moins une fois à l’âge adulte chez tous les adultes. Il s’agit de la première ligne directrice américaine à en faire une recommandation de classe 1. Une mesure répétée n’est généralement pas nécessaire.
- ACC/AHA 2026 — une Lp(a) de 125 nmol/L (50 mg/dL) ou plus augmente le risque, avec environ 1,4 fois plus d’infarctus ou d’AVC à long terme; à 250 nmol/L ou plus, le risque est au moins doublé. Un dépistage en cascade des parents du premier degré est recommandé lorsque la Lp(a) est élevée.
- ACC/AHA 2026 — l’apoB se mesure de façon sélective pour préciser le risque résiduel, y compris lorsque le LDL-C ou le cholestérol non-HDL semble atteint. Le risque en prévention primaire s’estime désormais avec les équations PREVENT plutôt qu’avec les Pooled Cohort Equations.
- SCC 2021 (contexte canadien) — dépister tous les adultes de 40 ans et plus par un bilan lipidique, l’apoB ou le cholestérol non-HDL étant des solutions de rechange acceptées au LDL-C, et mesurer la Lp(a) une fois lors du dépistage initial.
- Lignes directrices ACC/AHA sur les valvulopathies — ausculter les aînés à la recherche d’un souffle suspect et obtenir une échocardiographie dès qu’un souffle est détecté. L’échocardiographie demeure l’examen de confirmation.
Trajectoire d’orientation
Avec le consentement du patient, orientez-le vers la porte de son choix : son propre fournisseur, une clinique sans rendez-vous, le Guichet d’accès à la première ligne (GAP) pour les patients sans médecin de famille, une clinique privée ou un programme clinique partenaire. Lorsqu’un programme partenaire est utilisé, le bilan standard est le suivant : demande → évaluation téléphonique par une infirmière praticienne → visite en personne avec bilan lipidique complet (incluant apoB et Lp(a)), HbA1c et auscultation cardiaque → échocardiographie en cas de souffle → suivi ou orientation en spécialité selon les résultats.